Mon expérience en slow tourisme : le stop

Tous les parents du monde interdiraient à leurs enfants de faire du stop s’ils le pouvaient… pourtant, dites moi quel est le dernier fait grave (meurtre, vol, viol…) ayant impliqué un auto-stoppeur dont on ait parlé au Journal de 20h ? Je crois même ne jamais en avoir entendu parlé. Alors, ce mode de déplacement demande un peu de jugeote (par exemple, l’auto-stoppeur ne dit pas où il va, mais demande toujours aux gens où, eux, ils vont) et de technologie (une photo de la plaque d’immatriculation avec le portable par exemple ou consulter votre GPS pour savoir si la ville où ils vont est bien sur votre route)… mais finalement, tout cela n’est que du bon sens et de prudence. C’est un peu comme respecter le code de la route quand vous conduisez. Et pour ma part, j’en ai fait souvent, et je n’ai jamais eu aucun coup de flip avéré.

Lorsque j’étais étudiante, il m’arrivait de faire du stop avec une amie pour découvrir les régions françaises : vacances économiques et rencontres locales assurées. J’ai entre autre parcouru la pointe de la Bretagne, l’Isère et le Périgord. Si sur les routes perdues de l’Isère peu de voitures s’arrêtaient à notre grand désespoir, celles du Périgord nous ont permis de discuter notamment avec le concierge d’un lycée qui nous prit pour des lycéennes. Il rêvait d’être guide touristique dans sa jeunesse ; par procuration, il put accomplir un peu son rêve avec nous en nous expliquant toutes les subtilités du Périgord noir, rouge et vert, le temps d’un trajet jusqu’au château de Belay. Quinze ans plus tard, moi qui ai une mémoire de poisson rouge, j’ai toujours son visage, sa voiture, sa voix, gravées dans ma tête.

Dernièrement, faisant du wwoofing en Corse du Sud, j’ai profité de mes jours de congès pour aller sur la côté en stop. Étant perchée dans une vallée montagneuse où les routes sont peu fréquentées, j’ai bien attendu 3/4 d’heures que ma première voiture s’arrête… mais ensuite, je n’ai fait que sauter de voitures en voiture… enfin de décapotables en camionnettes puis en pick-up ! Parce que oui, je ne le savais pas, mais même les gens ayant des décapotables prennent des auto-stoppeurs.

Stop au Mexique

Stop dans la Sierra Tarahumara, Mexique

Il m’est aussi arrivé de faire du stop à l’étranger aux îles Baléares sans que personne ne s’arrête. Je ne sais pas si c’était du à l’insularité, à la mentalité des habitants de l’île, à un manque d’habitude… Au Mexique, nous avons failli dormir sur le bord d’une route perdue de la Sierra Tarahumara. Heureusement, à force de supplier (nous étions à genou sur la route, tellement nous étions désespérées), un énorme camion s’est arrêté… et nous a sûrement sauver la vie !

D’autres fois, il m’est arrivé de tomber sur quelqu’un que je connaissais par personne intermédiaire, mon cousin en l’occurrence. C’est une situation assez drôle de parler avec un inconnu de choses plutôt personnelles.

Et je dois avouer que je n’ai jamais eu de coup de flip en stop… et pourtant j’en ai fait seule… même la nuit d’Halloween !

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