Les sports néfastes pour l’environnement

Isportl existe de nombreuses activités sportives respectueuses de l’environnement, suffisamment nombreuses et variées pour combler les plaisirs et envies de sensations fortes des uns et celles de tranquillité des autres : canoë-kayak, pédalos, balades à cheval, toutes les sports assimilés au surf (bodyboard, kyte…), escalade, randonnées, spéléologie, rafting, canyoning, VTT…

Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, toutes les activités sportives ne sont pas respectueuses de l’environnement. Ainsi, il existe une liste de sports/loisirs particulièrement polluants, considérés comme des petites bombes à retardements écologiquement parlant :

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LES PISCINES

Que ce soit le coût d’un chauffage continu à 30 degrés, la consommation énorme d’eau ou les agents ajoutés à l’eau pour la rendre « propre » (chlore…), la pollution générée par les piscines chauffées ou non est alarmante. Il existe des efforts faits en termes d’isolation, de chauffage par géothermie ou énergie solaire, mais rien ne peut changer les litres d’eau engloutis et les effets du chlore dans la nature. Pour mémoire, une piscine privée de 32m² consomme annuellement 38m3, soit 38.000 litres d’eau (en tenant en compte de l’évaporation, des nettoyages et du remplissage naturel avec l’eau de pluie). Préférez les rivières, mers, lacs et espaces naturels protégés pour vous baigner.

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formule 1LES SPORTS MOTORISES

Formule 1 (consommation de 60l au 100, soit 1kl de carbone rejeté pour chaque kilomètre parcouru), moto (14l au 100), kart (20l au 100), mais aussi ski nautique, bateau banane, jet ski (20l au 100), ballade en yacht… Tous ces sports consomment énormément de carburants. Pour information, on dépense la même quantité de carburant pour faire 100km en kart ou 3h de ski nautique que pour pollution bateautraverser la France en voiture. Çà fait un peu réfléchir, non ? Les sports nautiques ont également le désagrément de dépeupler les côtes à cause de la pollution sonore qu’ils engendrent et qui freine la reproduction des espèces. Sans parler des déchets jetés directement dans la mer et qui nourrissent les oiseaux et poissons. Mais c’est certainement de documentaire de Chris Jordan (3:41 min) qui en parle le mieux : Midway Island.

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LE SKI DE PISTE

Les pistes enneigées artificiellement puisent dans les eaux potables des populations, leur interdisant parfois l’accès à cette eau, source de vie. En 2004-2005, 13 millions de m3 d’eau ont été dépensés pour enneiger artificiellement les montagnes françaises, soit la consommation en eau d’une ville de la taille de Marseille.

D’autre part, les centaines de kilomètres de remontées mécaniques défigurent le paysage, le remodèlent tellement que la faune et la flore habituelles de ces espaces disparaissent. Ces remontées mécaniques facilitent des comportements urbains non adaptés à la montagne. Ainsi, sous les lignes des pylônes, on peut trouver chaque année des kilos de mégots jetés (mais aussi des canettes, bouteilles, emballages…). Et puis ces remontées mécaniques ne disparaissent pas l’été, les conséquences sur le faune et la flore générées par la simple création d’une piste de ski utilisées pendant 6 mois à haute fréquence ne peuvent être résorbées par un quelconque effort ; alors, le plus simple d’un point de vue environnemental est encore de ne plus skier sur les pistes des stations de montagne.

Pour les mordus, reste le ski hors pistes (et ses dangers) et le ski de fond qui respecte les paysages et ne nécessitant pas d’infrastructures particulières, lui, reste respectueux de son environnement.

Pour ceux qui ne pourront pas s’en passer, il existe de plus en plus de stations qui rendent leurs domaines «éco-citoyens ». L’association Moutain Riders publie et actualise chaque année l’Eco-Guide des stations de montagnes dans lequel on peut choisir sa station en rapport aux efforts qu’elle fait pour réduire son empreinte environnementale. Les efforts sont appréciés grâce à 5 critères écologiques :

  • transport : accès en transport en commun, mobilité douce, incitation au co-voiturage, plan de déplacement, déneigement
  • énergie : chauffage au bois, chauffage solaire, autres énergies renouvelables, eco-consommation, fournisseur vert, ciel étoilé
  • aménagement : bâtiments performants, urbanisme, remontée mécanique, domaine skiable exemplaire, certification
  • eau : assainissement, traitement biogaz, gestion de l’eau, récupération des eaux de pluies, eco-consommation, toilettes sèches
  • déchets : tri, déchetterie, information du tri, compostage, politique interne, ramassage

Les critères sont intéressants, mais le site ne permet d’effectuer ses recherches que par station ; la recherche par critères ou par classement des stations n’existe pas, ce qui est dommage.

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golfLE GOLF

Sous son air innocent et naturel, le terrain de golf est assoiffé d’eau et d’engrais chimiques. En France, un terrain de golf est irrigué la moitié de l’année ; chaque hectare consomme annuellement 6800 m3 d’eau (un golf de 18 trous représentent environ 50 hectares, dont 30 en friches pour les animaux), quantité qui pourrait subvenir au besoin annuel d’une ville de 500.000 habitants. Quand on sait qu’il y a près de 900 terrains de golf en France, on peut se demander s’il est normal d’attendre les sécheresses estivales pour stopper ces irrigations massives et destructrices de nos ressources naturelles.

Au niveau mondial, 9,5 milliards de litres d’eau seraient quotidiennement utilisées pour l’irrigation des terrains de golf de la planète. Dans quel monde de malades est-il encore possible d’accepter d’irriguer une terre qui ne produit rien et qui vole l’eau potable à des bouches qui meurent de soif ?

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LE TENNIS

14 millions de balle consommées par an en France, 25 millions en Allemagne, qui mettront en moyenne 2500 ans pour se dégrader. Mais il semble qu’il existe des solutions de recyclage pour nos amies les balles, notamment en revêtement de terrain de tennis (Opération Balles Jaunes de la Fédération Française de Tennis).

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carabineLE TIR A LA CARABINE OU AU PISTOLET

Chaque tir libère 20 grammes de plomb dans le sol et l’eau ce qui pose un problème dans la chaine alimentaire et pour les populations proches des lieux de chasse. En Suisse, en 1995, 90 millions de cartouches auraient été tirées, soit 400 à 500 tonnes de plomb dans la nature selon l’Office Fédéral Suisse des Forêts et Paysages.

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