Contre le gaspillage alimentaire

la-lutte-contre-gaspillage-alimentaireL’industrie alimentaire a un fort impact sur l’environnement. Elle génère en effet 3 fois plus d’émissions de CO2 que le trafic aérien mondial. Au niveau mondial, 1,3 milliards de tonnes d’aliments sont jetés chaque année. En jetant ces aliments, on jette aussi les ressources naturelles qui ont été utilisées pour leur production :

  • l’eau,
  • l’énergie,
  • surfaces agricoles,
  • matières première.

On estime que 40% des ressources utilisées pour produire la nourriture est au final gaspillée, puisque l’aliment qui devait être consommés ne l’est pas.

On a souvent tendance à mettre ce gaspillage alimentaire sur le seul compte du petit consommateur. Mais les grandes surfaces, les restaurateurs et les producteurs ne sont pas en restent et participent tout aussi activement au faramineux gaspillage alimentaire de 7 millions de tonnes par an. Oui, oui, vous lisez bien, il ne s’agit pas d’une faute de frappe. Nous jetons chaque année en France 7 millions de tonnes d’aliments, soit :

  • 38 kilos de denrées consommables jetées toutes les secondes,
  • 280 kilos de perdus par an et par personne en France,
  • 7 grosses poubelles de 40 kilos jetées par chaque personne chaque année en France.

*

LE GASPIlutte-gaspillage-alimentaireLLAGE DOMESTIQUE

En France, 20 à 90 kilos (selon les sources) sont jetés en moyenne par an et par personne ; dont 7 kilos sont encore emballés au moment d’être jetés. Cela représente un coût de 450 euros par an par foyer : comme le dit très bien Discosoupe « Et oui, gâcher des choux, çà coûte des sous! ».

Alors, comment éviter ce gaspillage ?

Bien comprendre les dates de péremption sera déjà d’une grande d’aide :

  • La DLUO, date limite d’utilisation optimale, concerne les produits stérilisés ou à faible teneur en eau. Après la DLUO, le produit ne présente pas de danger de consommation, mais peut avoir perdu une partie de ses qualités (goûts, texture…). Pas besoin donc de jeter le produit si la DLUO est dépassée.
  • la DLC, date limite de consommation, concerne les produits à conserver au frais. La DLC est la date avant laquelle il faut manger le produit. Lorsque la date est dépassée, le produit est impropre à la consommation. Il faut donc le consommer avant la DLC.

Acheter en vrac les quantités nécessaires est une première façon de limiter le gaspillage alimentaire ; cela permet aussi de réduire les emballages (et le sur-emballage).

Une autre façon de limiter le gaspillage alimentaire à la maison est de cuisiner les restes. Le site Y’a quoi dans mon frigo? propose de concocter pour vous des recettes à partir de vos restes. Il faut juste entrer la liste de vos ingrédients dans l’espace « Sos Recettes » et une recette magique (et délicieuse) vous permet de ne pas jeter ce dont vous ne saviez que faire. D’autres sites comme Frigo Magic ou le Bruit du Frigo proposent un principe similaire. Des listes de recettes « Anti Gaspi » sont de plus en plus facilement accessibles aussi sur le net, comme celles-ci proposées par le Conseil Départementale de l’Yonne « Livret recettes anti-gaspi« .

Il existe aussi des cours de cuisine Anti-Gaspi appelés « Atelier Save Food » pour ceux qui veulent apprendre quoi faire des pelures de pommes de terre, des poils des bottes d’oignons frais ou des fans de carotte. De vrais chefs cuisiniers d’ailleurs donnent ces cours. Au mois d’octobre, en guise de promotion à la journée mondiale de lutte contre le gaspillage alimentaire (16 octobre), ces cours sont souvent gratuits dans les grandes villes. Il faut s’inscrire sur le site albal.fr ou la page facebook dédiée à l’opération Save Food.

Enfin, vous pouvez à la place de jeter « Partager votre frigo » avec vos voisins. Le concept est simple : vous entrez les ingrédients dont vous ne voulez plus dans le site Partage ton frigo : quand vous partez en vacances par exemple, après une grosse fête où il reste beaucoup de denrées, quand vous avez voulu goûter des yaourts au soja (et que berk vous n’allez pas les terminer) ou si vous avez fait des courses pour un week-end que vous ne passerez finalement  pas chez vous. Quelqu’un de proche de chez vous vous contactera s’il est intéressé pour venir chercher votre don. De la même manière, vous pouvez « ouvrir les frigos » de vos voisins pour voir s’il n’y a pas quelque chose à manger plutôt qu’à jeter.

*

fruits-legumes-mochesL’ESTHÉTIQUE DE NOS ALIMENTS

Une partie de ces aliments jetés est tout à fait comestible. En effet, dans notre monde parfaitement corrompu, il est tout à fait normal de ne pas tolérer un légume avec une bosse ; de même que la pauvreté ne saurait s’accommoder de fruit de trop petite taille. Dans quelle déchéance intellectuelle serait ce monde s’il acceptait la laideur, la « moch’attitude » de simples fruits et légumes rangés tout en bas de l’échelle des espèces vivantes ?

Car oui, les légumes présentant des défauts (taille ou aspect) sont le plus souvent retirés des étalages de vente ; ainsi sur 10 fruits produits seulement 6 arrivent dans notre assiette. Dans un monde où la malnutrition affecte 1 personne sur 6, il est rassurant que la beauté du légume que l’on mange reste un critère primordial de choix. Si un légume est trop petit, boursouflé, ridé, tâché, foncé… il est bien normal que le rebut soit sa destination finale ; qu’aurions-nous pu en faire ? Nourrir les pauvres ? Quelle idée incongrue ! On peut d’ailleurs déceler une certaine égalité de traitement entre l’homme trop ridé, trop boursouflé et le légume du même acabit… ce qui est tout à l’honneur de la plus stupide des organisations humaines.

logo-label-quoi-ma-gueule_4903905légumes au rebutAujourd’hui, il est possible grâce au label « Quoi ma gueule » d’acheter 30 % moins chers des fruits et légumes à l’esthétique douteuse certes, mais dont la saveur reste goûteuse. En se connectant sur le blog Les Gueules Cassées, vous pouvez trouver le supermarché à côté de chez vous qui propose ce type de fruits et légumes.

Cette règle de l’esthétique à outrance était également appliquée sur les produits dont l’emballage est abimé, tâché ou déchiré ou ceux dont la date limite de consommation est proche. La qualité du produit vendu était pourtant la même, mais son destin était dans la poubelle. Ainsi, environ 20 kilos de denrées comestibles étaient jetés par chaque supermarché en France… et aspergé de javel pour être bien sûr qu’un pauvre mendiant ne viendrait pas le récupérer gratos. Sait-on jamais… Quel tollé si des invendus avaient pu sauver des vies !

zero-gachis-1_5493934

Mais une loi est passée par là : la loi anti-gaspillage du 21 mai 2015. Les supermarchés ne peuvent plus rendre impropre à la consommation les aliments qu’ils jettent. Ils sont aujourd’hui obligés de donner leurs denrées alimentaires comestibles à des associations pour en faire profiter les plus pauvres. Les aliments périmés sont eux transformés en nourriture pour animaux.

Avant cela, capitalisme oblige, les supermarchés cherchent bien sûr à tirer un profit de ces produits. Sur le site Zero-gachis.com, on peut ainsi trouver les supermarchés proches de chez nous qui proposent des supers promos sur ces produits au bord d’une mort disgracieuse. Cette initiative a permis de sauver 342 tonnes d’aliments l’an dernier, en faisant économiser 1,8 millions d’euros au consommateur grâce à des réductions allant de 30 à 70%.

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